Planification des techniciens : moins de kilomètres, plus d'interventions

≈ 149 000 CHF / an
Investissement55 000 CHF
Retour4 mois
Gain30 %

Un distributeur d'énergie régional planifiait ses 25 techniciens de terrain sur des tableurs, avec des tournées qui se chevauchaient et des heures perdues. En quelques mois, nous avons remis de l'ordre dans la planification, avec les outils déjà en place.

L’entreprise

Distributeur d'énergie régional dont 25 techniciens de terrain interviennent sur le réseau et chez les clients, avec une planification tenue sur des tableurs.

Le problème et son coût

La planification reposait sur plusieurs tableurs mis à jour à la main par le dispatching. Chaque technicien recevait sa liste la veille, sans véritable logique de zone ni de compétence. Des interventions voisines étaient confiées à des personnes différentes, le matériel manquait régulièrement dans le véhicule, et chaque urgence obligeait à tout redistribuer.

Ce coût restait invisible tant que personne ne l'avait calculé. Nous l'avons estimé à 495 000 CHF par an : 25 × 40 km × 220 j × 0,75 + 25 × 0,8 h × 220 j × 75 CHF, soit 165 000 CHF de kilomètres évitables et 330 000 CHF d'heures improductives. Ce n'est pas une ligne du budget, c'est une perte diffuse dans la journée de chacun.

25 × 40 km × 220 j × 0,75 + 25 × 0,8 h × 220 j × 75 CHF = 495 000 CHF / an

La stratégie

Nous avons décidé de commencer par les faits, avant toute règle : reconstituer l'historique des interventions, leurs durées réelles, leurs lieux et les causes de retour au dépôt. Sans cette base, la nouvelle organisation aurait reposé sur des impressions, et le dispatching n'y aurait pas adhéré.

Ensuite seulement, nous avons fixé les règles de planification (zones, compétences, matériel, traitement des urgences), puis déployé la routine quotidienne dans les outils existants, et enfin installé le pilotage. Cet ordre évite d'outiller une organisation qui n'est pas encore claire, et permet de mesurer l'effet de chaque étape.

L’exécution

Équipe mobilisée : Nous avons mobilisé un interlocuteur dédié, l'équipe cœur WALVIS (stratégie, finance, opérations, data, IA) et un profil d'expert de l'exploitation de réseaux de distribution d'énergie, issu de notre réseau.

  • →Une base d'interventions nettoyée et structurée : types, durées réelles, lieux, matériel nécessaire, causes de retour au dépôt.
  • →Un jeu de règles de planification par zone et par compétence, avec une procédure claire pour les urgences.
  • →Un modèle de planification hebdomadaire et de réajustement quotidien, construit dans les tableurs et outils déjà utilisés par le dispatching.
  • →Un tableau de bord de pilotage suivi chaque semaine : kilomètres parcourus, temps de trajet, interventions réglées dès la première visite.
La part de l’IA

Nous avons utilisé l'IA à deux endroits seulement : estimer la durée probable d'une intervention à partir de l'historique, et proposer un ordre de passage au sein d'une zone. Le dispatching garde la décision et corrige la proposition lorsque le terrain l'exige.

La part du bon sens

L'essentiel du gain vient de l'organisation : des zones stables, des véhicules chargés selon les interventions du lendemain, un point de dix minutes le matin. Ces règles simples ne demandent aucun algorithme et tiennent dans la durée parce que les équipes les comprennent.

Le résultat

Économie annuelle attendue : 30 % de 495 000 CHF, soit environ 149 000 CHF. Pour un investissement d’environ 55 000 CHF, le retour intervient en 4 mois.

Nous retenons 30 % du coût actuel, et non 100 %, car une partie des kilomètres et des heures est incompressible (urgences, géographie du réseau, pannes imprévues) et que les nouvelles pratiques s'installent progressivement.

  • Des journées plus prévisibles pour les techniciens, avec moins de allers-retours et moins d'attentes.
  • Des rendez-vous mieux tenus auprès des clients et une meilleure réactivité sur les urgences.
  • Un dispatching qui décide sur des données partagées plutôt que dans l'urgence permanente.

Les hypothèses

  • 25 techniciens de terrain, 220 jours travaillés par an.
  • 40 km évitables par jour et par technicien, valorisés à 0,75 CHF le kilomètre.
  • 0,8 heure improductive par jour et par technicien, valorisée à 75 CHF de coût horaire chargé.
  • Investissement d'environ 55 000 CHF, soit un retour sur investissement d'environ 4 mois sur la base du gain attendu.

Scénario type, construit à partir de missions réelles et anonymisé.

≈ 149 000 CHF
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Économie annuelle estimée
≈ 9 999 000 CHF≈ 149 000 CHF
Retour 4 mois · Investissement 55 000 CHF
25 × 40 km × 220 j × 0,75 + 25 × 0,8 h × 220 j × 75 CHF × 30 %

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